On trouvera ci-dessous le texte de la pièce La Levée, créée en 1989 au Centre Dramatique National de Reims, et qui constitue le deuxième moment de la Trilogie de Pâques, où elle suit Le Printemps (1985) et précèdera Le Pas (1992). Le projet de la trilogie est présenté dans la préface à l’édition du Printemps, ci-dessus dans la même colonne du site.

Le texte ici disponible, en accès libre, est conforme à l’édition originale, avec quelques corrections minimes, et une préface originale (2015) qui, comme c’est l’usage dans le présent programme de rééditions, se propose de restituer l’oeuvre dans le contexte de sa création, et de s’interroger sur sa portée présente.

fichier pdf La Levée v4

(édition mise à jour et corrigée le 16/07/15)

 

Le prière d’insérer de l’édition originale (Les Cahiers du Grand Nuage, 1989), indiquait :

« Goethe, qui est présent à Valmy, écrit tout le temps. Mais il perd ses feuilles sur le champ de bataille. Un jeune soldat français les retrouve (dans une boîte).

L’année suivante, le jeune soldat français est à Mayence, petite ville rhénane qui essaie de faire sa révolution sous l’oeil bienveillant des troupes françaises. Le soldat vit une histoire d’amour avec une Allemande, un peu jacobine.

Quelques années plus tard, cette femme est au coeur d’un groupe de jeunes poètes allemands qui inventent le romantisme. Dans le groupe, elle a une sorte de rivale.

Quelques années plus tard, cette rivale vit à Paris avec un des poètes, un peu vieilli, un peu désillusionné. Par une sorte de hasard, elle croise Napoléon.

Quelques années plus tard, Napoléon, de passage en Allemagne, demande à rencontrer Goethe. Celui-ci, arrivant chez l’Empereur, aperçoit sur un meuble une boîte qu’il a perdue à Valmy. »