Ci-dessous, des informations concernant des personnes ou des groupes proches, ou pour lesquels j’éprouve intérêt ou curiosité, et que je souhaite porter à la connaissance des visiteurs de ce site.

 

Mai 2020 : Lucien Sève, à nouveau

Après le décès de Lucien Sève (voir ci-dessous, mars 2020), je me suis replongé dans ses livres, et dans ses interventions. Je serai évidemment conduit à en reparler, car cette nouvelle fréquentation me modifie, d’une façon inattendue.

En complément des deux vidéos que j’ai déjà souhaité partager sur ce site (ici et ici), voici sa participation (toute récente : le 14 septembre 2019, il a 93 ans) à un débat à la Fête de l’Humanité – donc devant un public nombreux, et très divers. Sa première intervention dure une dizaine de minutes. Elle est sidérante.

(Si tout fonctionne, la lecture de la vidéo ci-dessous doit commencer à son intervention, à la minute 36 jusqu’à la minute 48.30. Pour entendre sa reprise finale, il faut se déplacer à la minute 55.40, et jusqu’à la minute 59.)

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Mars 2020. 

Il se trouve que Lucien Sève, décédé tout récemment du coronavirus à l’âge de 93 ans, a compté à plusieurs reprises dans mon histoire personnelle et politique. C’est pourquoi, exceptionnellement, je retransmets ici le très bel entretien qu’il a donné en 2018, où apparaît son extraordinaire clarté de pensée, d’expression – et, à mes yeux, d’humanité.

La référence du livre évoqué à la fin est : Jean et Lucien Sève (Jean est son fils), Capitalexit ou catastrophe, Ed. La Dispute 2018. Ce sont des entretiens, profonds et alertes. C’est moins long que la grande tétralogie sur Marx, et cela se lit d’un trait.

Lucien Sève, vivant

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Janvier 2020.

En raison d’un travail en cours, et comme je l’annonçais il y a quelques semaines, je viens de relire le livre de Thomas Dommange, Instruments de résurrection, Etude philosophique de la Passion selon saint Matthieu de J. S. BachEd. Vrin 2010.  Cette relecture – peut-être paradoxalement pour moi la première lecture de ce texte que je croyais bien connaître – a été un choc théorique et émotif.

Théorique, parce qu’il m’est apparu, de façon intense, que la puissance de cette pensée connaît peu d’équivalents aujourd’hui. Une prose très dense (mais zébrée de fulgurations) peut, par son érudition philosophique, musicologique et historique, cacher la profondeur et la singularité de cette entreprise. On risque surtout de ne pas déceler, au premier abord, la force de certaines propositions proprement philosophiques portant sur la liturgie (en général), le spectacle (en général), et l’opération très singulière que Bach leur applique dans cette oeuvre.

Emotif, car ce qui m’a peut-être le plus surpris, c’est l’acuité d’un jeu d’hypothèses absolument neuves sur la musique, touchant à l’emportement qui saisit lorsqu’on écoute cette Passion, mais qui concerne toute musique, toute la musique.

Lire un tel livre est un engagement, de longue haleine. Mais sa réception effective est de première importance dans notre situation de pensée, et de vie.

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Décembre 2019.

Le 3 décembre 2019, a eu lieu une très grande marche contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, à l’initiative du collectif NousToutes, qu’avaient rejoint de nombreuses personnalités (estimation de l’affluence par comptage indépendant : 49 000 participant(e)s).

La manifestation s’est conclue par un rassemblement-concert sur la place de la Nation (public : 15 000 personnes?), au début desquels Léonor a pris la parole. Voici son intervention :

 

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Novembre 19.

De Thomas Dommange, vient de paraître aux éditions Nota Bene (Québec, 2019) : Le Rapt ontologique – Penser l’être des singularités. C’est un très beau volume, à la facture impeccable. Je ne l’ai pas encore lu, pour une raison que je peux avouer ici. Du fait d’un travail en cours, je me suis à nouveau plongé, dix ans après sa parution, dans l’ouvrage du même auteur Instruments de résurrection – Etude philosophique de la Passion selon saint Matthieu, de Bach (Vrin, 2010). C’est un texte dont l’amitié m’avait conduit à suivre de près la genèse. Mais, en y entrant à nouveau, avec cette décennie de recul, je mesure à quel point il s’agit là d’un écrit extraordinaire, hors du commun. Ceci me conduit à désirer relire (presque : malgré l’amitié), avec la distance nécessaire, L’Homme musical (Les Solitaires intempestifs, 2010) avant d’aborder ce nouveau Rapt ontologique qui vient donc de sortir des presses. Et en attendant, dès que l’édition en sera annoncée, une Métaphysique américaine, dont je sais que je premier volume est déjà écrit.

Il faut, impérativement, se plonger dans cette pensée de tout premier plan – encore très méconnue, sauf de quelques uns, mais qui ne pourra pas manquer, tôt ou tard, de se faire sa place, de premier plan.

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Novembre 19.

Jérôme Thélot publie Sophocle, La condition de la parole (Desclée de Brouwer), une très forte lecture de l’ensemble des oeuvres conservées du grand tragique grec.

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Mai 19.
Pierre Lhiabastres nous a quittés le 11 mai 2019, après plusieurs mois d’hospitalisation à Reims. Ses obsèques ont eu lieu dans cette ville le 16 mai, avec la participation de nombreux proches. J’ai prononcé à cette cérémonie les mots que l’on peut lire par le lien ci-après : Pierre

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Février 19.
Le site de la revue Po&sie, que dirige Michel Deguy, est profondément transformé et repensé. Il donne désormais accès au très riche fonds d’archive constitué par l’intégralité des poèmes et réflexions que la revue a suscités, traduits ou publiés depuis plus de quarante ans.
Lien : https://po-et-sie.fr

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Août 18.
Daniel Payot, dont nous avons été très proches à la Faculté de philosophie de Strasbourg dans les années 1990 (avec Paola Marrati, Thomas Dommange, Antonia Birnbaum, Bruno Tackels, Philippe Lacoue-Labarthe, Yoporeka Somet, Jean-Luc Nancy et quelques autres) a été ensuite président de l’Université Marc Bloch de Strasbourg, puis professeur à Ouagadougou (Burkina Faso) puis encore à son retour adjoint à la culture auprès du maire de Strasbourg. A nouveau professeur d’université dans cette ville, il publie un ouvrage lumineux sur Adorno, dont il profile une étrange positivité, successivement à travers la dialectique, la négativité, l’utopie et enfin la musique. Cela se consomme d’un trait, comme un breuvage salutaire.
D. Payot, Constellation et utopie. Adorno, le singulier et l’espérance, Klincksieck 2018, dans la magnifique collection « Critique de la politique » du regretté Miguel Abensour, collection qui a migré depuis peu chez ce nouvel éditeur.

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Entretien avec Valère Novarina, le 7 mars 2017, dans le cadre du groupe « Philosophie et théologie » que j’anime avec le pasteur Marc Pernot à l’Eglise protestante de l’Oratoire du Louvre. On peut accéder à la vidéo de cette séance par le lien suivant : Vidéo Novarina .

*Sur la page Facebook de la compagnie Artépo (lien : FB Artépo), de magnifiques photos de la réalisation menée par Stanislas Roquette et Alexis Leprince à Artépo (Russie), laquelle paraît une saisissante réussite. La pièce : Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne de Jean-Luc Lagarce.

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Voici le lien (en accès libre) vers le film publié en ce mois de janvier 2017 par Julien Abriel et Grégoire de Rivery, et intitulé La République en guerre? – Questions aux aînés. Il propose cinq entretiens croisés avec, par ordre alphabétique, Denis Guénoun, Jean-Luc Mélenchon, Daniel Mermet, Edwy Plenel et Shlomo Sand.

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Edith Canestrier, excellente journaliste, explore son monde (le XVIIIème arrondissement de Paris…) dans un blog passionnant. Lien ci-dessous : Edith Canestrier

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Avec la clarté et la profondeur qui font l’admiration de ceux qui le lisent ou l’écoutent, Jean-Baptiste Brenet répond, sur Averroès, aux questions pertinentes de Geraldine Mosna-Savoye dans Les Nouveaux Chemins de la connaissance (France-Culture le 29 mars 2016). Il ne s’y agit pas (seulement) d’érudition médiévale, mais de pensée au présent, voire au futur. Suivre le lien ci-dessous : Brenet-Averroès

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Jérôme Thélot publie de très belles réflexions sur Les avantages de la vieillesse et de l’adversité. C’est un Essai sur Jean-Jacques Rousseau, aux éditions Encre Marine, 2015. Bien dans sa manière : élégante, profonde, emportée.

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Thomas Dommange a soutenu brillamment son habilitation à diriger des recherches le samedi 28 novembre 2015 à l’Université de Lille III, sous le parrainage de Bernard Sève, et devant un jury composé de Frédéric de Buzon, Hervé Lacombe, Marianne Massin, Philippe Sabot et D.G.
Le titre général de son dossier est « Propositions pour une dialectique des oeuvres et des concepts – Essai pour une philosophie de la musique ». Il comprenait un très grand ensemble de travaux, parmi lesquels un ouvrage inédit, intitulé La Laideur de Socrate.

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Stanislas Roquette, qui cette semaine (du 16 au 25 octobre 2014) se trouve à Séoul et Busan (Corée du Sud !) pour y donner un stage à des danseurs et comédiens coréens (sur une idée de Mina Ly), et préparer des projets futurs, a communiqué dans un mail récent les dates de ses prochaines présentations : Saison 2014-2015

La machine de l’homme (mise en scène S. Roquette, interprétation Stanislas Siwiorek) à Suresnes (Hauts de Seine, région parisienne), les 4 et 5 novembre

Artaud-Barrault à Orléans, le 29 novembre

Soirée Jacques Derrida (conception Denis Guénoun) à la Maison de la Poésie, Paris, le 10 décembre

La machine de l’homme à St Brieuc, les 8 et 9 janvier 2015

Lorenzaccio (mise en scène Gérald Garutti, avec S. Roquette dans le rôle-titre) d’Alfred de Musset à Chelles (en Seine et Marne, région parisienne), le 23 janvier

Lorenzaccio d’Alfred de Musset à Versailles, du 7 au 12 ou 13 février

Lorenzaccio d’Alfred de Musset à Suresnes (Hauts de Seine, région parisienne), du 6 au 8 mars

Artaud-Barrault, Qu’est-ce que le temps ? (Le livre XI des Confessions de saint Augustin) et La machine de l’homme à St Benoit de La Réunion, entre le 11 et le 25 mars

La machine de l’homme à St Malo, le 2 avril

Lorenzaccio d’Alfred de Musset à Marseille, Théâtre de la Criée, du 2 au 4 avril

Aux corps prochains (sur une pensée de Spinoza) (mise en scène D.G., conception D.G. et S. Roquette) au Théâtre National de Chaillot à Paris, du 5 au 13 mai

Aux corps prochains (sur une pensée de Spinoza) au Théâtre National Populaire de Lyon-Villeurbanne, du 26 mai au 6 juin

« Chantier Nomade » (Stage Afdas) intitulé « Énergies scéniques de la pensée », animé par D.G. et S. Roquette au TNP (Villeurbanne), du 8 au 28 juin

Qu’est-ce que le temps? (Le Livre XI des Confessions d’Augustin), à l’Abbaye de Chancelade (Dordogne), le 18 août.

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A la Maison Jean-Vilar (Festival d’Avignon 2013). Du 8 au 26 juillet 2013, tous les jours à 13h30, la Maison Jean-Vilar, est présenté le nouveau spectacle La Machine de l’homme, à partir de textes en partie inédits, portant sur la relation du comédien et metteur en scène Vilar avec le Dom Juan de Molière.C’est une vision neuve de Vilar, et un travail très fort et subtil, servi par le comédien Stanislas Siwiorek, saisissant.
A la Maison Jean Vilar (8 rue de Mons, 84000 Avignon), tous les jours à 13h30, du 8 au 27 juillet (sauf le 14 et le 16). http://maisonjeanvilar.org et 04 90 86 59 64.8 rue de Mons, Avignon (à proximité immédiate de la Place de l’Horloge), 04 90 86 59 64

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Stanislas Roquette joue Novarina
Stanislas Roquette, interprète des deux spectacles Qu’est-ce que le temps? et Artaud-Barrault (tous deux en tournée pendant la prochaine saison 2012-2013, voir ci-dessus la page Agenda) est invité par le Festival d’Avignon et la SACD à réaliser un « Sujet à vif ». Il interprètera le texte de Valère Novarina L’inquiétude (éd. POL, 1993), dans une mise en espace de Céline Schaeffer, avec la collaboration de Marie-Françoise George. Les représentations auront lieu tous les jours à 11h, du 20 au 26 juillet (sauf le lundi 23), dans la cour du Lycée Saint Joseph. Tous mes voeux amicaux pour cette très belle expérience.

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2010 a vu la publication, coup sur coup, de deux importants ouvrages de Thomas Dommange.
Instruments de résurrection, étude philosophique de La Passion selon Saint-Matthieu de Jean-Sébastien Bach (Vrin 2010, 378 p., coll. « Essais d’art et de philosophie », dir. Jacqueline Lichtenstein)

L’Homme musical, La notation en mots dans l’oeuvre de Schumann, (Ed. Les Solitaires Intempestifs, 2010, 312 p., coll. « Expériences philosophiques », dir. Denis Guénoun)